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Angoisse de la rentrée : pourquoi est-elle si difficile, même à l’âge adulte ?

Photo du rédacteur: Emilie FOUBERT
Emilie FOUBERT
24 août
10 min de lecture
Femme adulte pensive face à la rentrée, illustrant l’angoisse de la rentrée, le stress et la charge mentale à Nantes


Tu as quitté l’école depuis longtemps.


Tu n’as plus de cartable à préparer, pas de nouvelle maîtresse à découvrir et, normalement, personne ne va vérifier si tu as bien recouvert ton cahier de maths.

Et pourtant…


À mesure que septembre approche, quelque chose se resserre.


Une boule dans le ventre.

Un sommeil un peu moins paisible.

Le cerveau qui recommence à tourner plus vite.


Les horaires. Le travail. Les enfants. Les activités. Les rendez-vous. Les trajets. Les repas. Les mails. Les obligations.


Et cette sensation très particulière :


« Ça y est… ça recommence. »


L’angoisse de la rentrée existe aussi à l’âge adulte. Elle ne signifie pas forcément que tu as peur de septembre en lui-même. Elle peut apparaître parce que la rentrée représente le retour des contraintes, d’un rythme intense, d’une charge mentale importante ou parfois d’une vie dont tu avais justement réussi à t’éloigner pendant quelques semaines.


Et c’est là que la rentrée devient intéressante.

Parce qu’elle ne crée pas toujours le malaise.


Elle le révèle.


Parfois, ce n’est pas la rentrée qui fait peur. C’est la vie que l’on sait que l’on va recommencer à mener. —



Angoisse de la rentrée : pourquoi peut-elle réapparaître à l’âge adulte ?


À l’âge adulte, septembre reste une rupture de rythme très forte.


Même lorsque l’on ne part pas trois semaines au bord de la mer avec vue sur les cocotiers — soyons réalistes 😅 — l’été modifie souvent notre quotidien.


Les horaires sont plus souples.

Les routes parfois plus calmes.

Certaines activités s’arrêtent.

Les collègues partent.

Les enfants n’ont plus école.

Les week-ends semblent moins remplis d’obligations.


Puis la rentrée arrive et tout se remet en mouvement presque en même temps.


Pour beaucoup de personnes, le cerveau ne traduit pas simplement cela par :


« Je reprends lundi. »


Il entend plutôt :


« Je vais de nouveau devoir tout gérer pendant des mois. »


Et cette anticipation peut suffire à faire monter l’anxiété avant même que les difficultés réelles aient commencé.


Angoisse de la rentrée : quand ton cerveau a déjà vécu tout septembre


Nous avons une capacité assez remarquable :

être physiquement assis sur une terrasse le 28 août…

tout en étant mentalement déjà au mardi 17 septembre à 18 h 42, coincé entre une réunion, un rendez-vous médical et l’activité sportive d’un enfant.

Charmant voyage dans le temps. 😅


Quand on fonctionne beaucoup dans l’anticipation, le cerveau essaie souvent de sécuriser l’avenir en le préparant.


Que dois-je faire ?

Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?

Comment vais-je tout organiser ?

Qu’est-ce que je risque d’oublier ?


Le problème n’est pas d’anticiper.

Le problème commence lorsque tu vis émotionnellement des semaines entières qui n’existent pas encore.


Au cabinet, j’observe souvent ce mécanisme : certaines personnes arrivent déjà épuisées par une rentrée qu’elles n’ont pas encore vécue.

Elles ne sont pas fatiguées de ce qui s’est passé.

Elles sont fatiguées de tout ce qu’elles ont déjà imaginé devoir supporter.


Ce que l’angoisse de la rentrée essaie parfois de te dire


La première réaction est souvent :


« Comment faire pour ne plus stresser ? »


Mais une autre question peut être beaucoup plus intéressante :


« Qu’est-ce qui me fait réellement peur dans cette reprise ? »


Parce que derrière « je n’aime pas la rentrée », il peut se cacher des réalités très différentes.


Pour l’un :

« Je vais retrouver un travail qui m’épuise. »

Pour l’autre :

« Je vais de nouveau devoir penser à tout pour tout le monde. »

Pour quelqu’un d’autre :

« Je sais que je vais recommencer à courir et que je vais encore m’oublier. »

Ou encore :

« Je ne sais pas si j’ai l’énergie pour recommencer. »


L’angoisse devient alors une information.

Pas forcément une vérité.


Mais une information qu’il peut être utile d’écouter.



Femme adulte préparant sa rentrée avec anxiété, illustration de l’angoisse de la rentrée et de la charge mentale à Nantes





Quand tu redoutes surtout de reprendre exactement la même vie

C’est probablement l’un des points les plus importants.


Parfois, les vacances ont créé suffisamment de distance pour que tu réalises quelque chose.


Tu respirais mieux.

Tu dormais davantage.

Tu avais moins mal au ventre.

Tu pensais moins au travail.

Tu étais plus disponible.

Tu retrouvais peut-être même une partie de toi que tu croyais disparue.


Puis septembre approche.

Et tu comprends soudain que tu vas devoir remettre exactement les mêmes pièces dans exactement le même puzzle.


C’est là que l’angoisse de la rentrée peut devenir beaucoup plus forte.

Parce qu’au fond, une partie de toi ne redoute pas septembre.


Elle redoute le retour à un fonctionnement qui ne lui convient plus.


Au cabinet, c’est quelque chose que j’entends régulièrement :

« Pendant mes vacances, j’allais mieux. Et là, rien que de penser à reprendre, je recommence à me sentir mal. »


Ce genre de phrase mérite que l’on s’y arrête.

Pas pour conclure immédiatement :

« Il faut tout quitter. »

Mais pour se demander :

Qu’est-ce que ma vie actuelle me demande que je ne veux ou ne peux plus donner de la même manière ?


Une émotion n’est pas toujours un problème à éliminer. Parfois, elle est un signal à décoder. —


Pourquoi la rentrée peut être particulièrement difficile quand on est hypersensible


Lorsque tu es particulièrement sensible aux changements, aux ambiances, au bruit, aux tensions ou aux sollicitations multiples, septembre peut ressembler à un énorme bouton « volume + ».


Plus de personnes.

Plus d’horaires.

Plus de circulation.

Plus de décisions.

Plus de conversations.

Plus d’imprévus.

Plus de demandes.


Ce n’est pas nécessairement un événement précis qui devient insupportable.


C’est l’accumulation.

Une réunion.

Un trajet.

Une notification.

Un changement de planning.

Une personne tendue.

Les courses.

Le bruit.

Une mauvaise nuit.


Puis une autre sollicitation.


Et tout à coup :


« Je n’en peux plus. »


Ce que je remarque fréquemment dans mes accompagnements, c’est que les personnes hypersensibles essaient parfois de supporter le même niveau de stimulation que tout le monde… puis culpabilisent lorsqu’elles arrivent à saturation.


Or le travail n’est pas forcément de devenir moins sensible.


Il peut être d’apprendre à mieux identifier :


ce qui surcharge,

ce qui apaise,

les limites nécessaires,

les temps de récupération,

et les environnements dans lesquels tu fonctionnes le mieux.


La rentrée peut aussi réveiller une ancienne période difficile


Septembre n’est pas neutre pour tout le monde.


Une rentrée précédente a peut-être été associée à :


un burn-out,

une séparation,

une maladie,

un conflit professionnel,

une période d’anxiété importante,

une reprise difficile,

un changement familial.


Et lorsque la période revient, certaines sensations peuvent revenir avec elle.


Tu peux alors te demander :


« Mais pourquoi je recommence à être tendue alors que cette année tout va plutôt bien ? »

Parce que certaines périodes portent une mémoire émotionnelle.

Cela ne signifie pas que l’histoire va recommencer.

Cela signifie simplement qu’un moment de l’année peut remettre en mouvement ce que tu avais vécu auparavant.


Dans ce cas, l’objectif n’est pas de te convaincre brutalement :


« Mais enfin, tout va bien ! »


Il est plutôt de reconnaître :


« Cette période a été difficile pour moi. Aujourd’hui est différent, mais je comprends pourquoi elle me remue. »


Et si tu n’avais pas vraiment récupéré pendant l’été ?


Voilà également une réalité peu glamour :


les vacances ne remettent pas nécessairement ton compteur énergétique à 100 %.


Tu peux avoir ralenti sans avoir récupéré.

Dormir davantage sans te sentir réellement reposé.

Ne pas travailler tout en continuant à gérer énormément.

Ou arriver en août après des mois de tension, avec une fatigue bien trop importante pour disparaître en deux semaines.


Dans ce cas, septembre peut ressembler à une montagne.


Parce que ton cerveau pense :


« Je dois repartir. »


Alors que ton corps semble répondre :


« Pardon ? On venait à peine de s’asseoir. » 😅


À lire aussi : Trouver un sens à sa vie : quand on avance sans vraiment savoir pourquoi



Une fatigue persistante, importante ou inhabituelle mérite évidemment d’être discutée avec un professionnel de santé. Tout n’est pas du stress et tout ne doit pas être interprété comme une problématique de coaching.


Femme adulte submergée par la charge mentale, illustrant les signes d’angoisse de la rentrée et le stress à Nantes

7 signes que ton angoisse de la rentrée mérite d’être écoutée


Pas nécessairement dramatisée.

Écoutée.


Tu peux notamment remarquer :


1. Tu penses quotidiennement à la reprise alors qu’elle est encore loin.

2. Ton sommeil se dégrade à mesure que septembre approche.

3. Tu ressens une forte tension dès que tu penses à ton travail ou à ton organisation quotidienne.

4. Tu as la sensation de ne pas avoir récupéré du tout.

5. Tu te dis régulièrement : « Je ne veux plus vivre comme ça. »

6. Tu anticipes déjà le moment où tu seras de nouveau épuisé.

7. Ton anxiété dépasse largement une petite appréhension et commence à perturber ton quotidien.


Dans ce dernier cas, il est important de ne pas tout ramener au développement personnel.


Si l’anxiété devient intense, persistante, provoque des crises importantes, entraîne une souffrance marquée ou perturbe significativement ton sommeil et ton quotidien, un médecin ou un professionnel de santé mentale est l’interlocuteur adapté.


Le coaching peut accompagner certaines périodes de changement et de reconstruction.

Il ne remplace ni une psychothérapie nécessaire ni une prise en charge médicale.


Comment calmer l’angoisse de la rentrée sans essayer de contrôler tout septembre


Tu n’as pas besoin d’attendre d’être complètement détendu pour reprendre.

Mais tu peux rendre cette transition moins brutale.


1. Arrête de vivre septembre en entier


Reviens à une unité beaucoup plus petite :

la prochaine semaine.

Qu’est-ce qui doit réellement être fait ?


Pas ce qui pourrait arriver.

Pas ce que tu feras le 23 septembre.

Cette semaine.


Ton cerveau voudrait probablement préparer Noël au passage.

Remercie-le chaleureusement et reviens à lundi. 😄


2. Identifie la vraie source de ton stress


Complète cette phrase :

« Ce qui m’angoisse le plus dans cette rentrée, c’est… »


Puis écris ce qui vient.

Pas la réponse raisonnable.

La vraie.


Peut-être :

« reprendre mon travail »,

« ne plus avoir de temps »,

« devoir tout gérer »,

« revoir quelqu’un »,

« replonger dans la fatigue »,

« ne plus avoir d’espace pour moi ».


Une peur précise est beaucoup plus facile à travailler qu’un immense brouillard.


3. Décide ce que tu ne veux PAS reprendre


C’est un exercice que j’aime beaucoup.

Nous faisons toujours des listes de rentrée :

ce qu’il faut commencer,

organiser,

acheter,

mettre en place.


Essaie plutôt :

« Qu’est-ce que je ne veux plus reprendre exactement comme avant ? »

Une habitude.

Une surcharge.

Une disponibilité permanente.

Une responsabilité que tu peux partager.

Une activité devenue inutile.


Parfois, une bonne rentrée commence davantage par une soustraction que par une addition.


4. Laisse volontairement du vide


Ne remplis pas chaque créneau dès septembre.

Parce qu’un agenda complètement plein est très rassurant pendant environ huit minutes.


Puis il devient ton nouveau problème. 😅


Garde une soirée.

Un temps le week-end.

Une demi-journée.

Un espace où aucune obligation supplémentaire ne vient immédiatement se poser.


5. Préserve un morceau de ton été


Qu’est-ce qui t’a fait du bien ?

Marcher davantage ?

Déjeuner dehors ?

Lire ?

Voir certaines personnes ?

Couper ton téléphone ?

Te coucher plus tôt ?

Pourquoi faudrait-il que tout cela disparaisse le 1er septembre ?


La rentrée n’exige pas que tu restitues immédiatement toute ta liberté au bureau des objets trouvés.


Choisis une chose que tu veux garder.


6. Remets le corps dans l’équation


Quand tout se passe dans ta tête, revenir au corps permet parfois de retrouver le présent.


Une marche.

Quelques respirations lentes.

Des étirements.

Sortir quelques minutes.

Sentir tes pieds au sol.

Regarder autour de toi.


Le but n’est pas de fabriquer artificiellement du calme.


C’est de rappeler à ton organisme :

« Là, maintenant, je suis ici. »


7. Pose une intention réaliste pour cette rentrée


Pas :

« Cette année, je vais parfaitement équilibrer travail, enfants, sport, méditation, alimentation, sommeil, vie sociale, couple et croissance personnelle. »

On se détend. 😄

Une intention.


Par exemple :

« Cette année, je veux arrêter de dire oui automatiquement. »

ou :

« Je veux protéger davantage mon énergie. »

ou :

« Je veux demander de l’aide avant d’être à bout. »


C’est beaucoup plus puissant qu’une liste de douze résolutions abandonnées le 18 septembre.


Et si cette rentrée devenait une transition plutôt qu’un retour ?


Une rentrée n’est pas forcément seulement :

reprendre.


Elle peut aussi être :

réajuster.


Ce mot change beaucoup de choses.

Parce que tu n’es pas obligé de reconstruire septembre exactement comme l’année précédente.


Tu as peut-être changé.

Tes besoins ont changé.

Ton énergie aussi.

Tes priorités peut-être.


Alors avant de tout remettre en marche, tu peux te demander :


Qu’est-ce qui mérite réellement de revenir dans ma vie ?

Qu’est-ce qui doit changer ?

Qu’est-ce qui prend trop de place ?

Qu’est-ce qui n’en prend pas assez ?


Quand l’angoisse de la rentrée parle d’une transition de vie plus profonde


Parfois, il ne s’agit plus seulement d’organisation.


Tu sais faire des plannings.

Tu sais préparer une rentrée.


Tu as probablement survécu à plusieurs dizaines de mois de septembre.

Mais quelque chose de plus profond est en train de bouger.


Tu ne veux plus travailler de la même manière.

Tu ne veux plus porter les mêmes choses.

Une relation ne te correspond plus.


Tu as traversé une épreuve.


Tu arrives à une nouvelle étape.


Tu sens que la personne que tu es devenue ne rentre plus complètement dans la vie que tu avais construite.


C’est cela aussi, une transition de vie.


L’ancienne manière de vivre ne convient plus, mais la suivante n’est pas encore complètement dessinée.


Et cet entre-deux peut générer énormément d’incertitude.


Ce que je remarque fréquemment au cabinet, c’est que les personnes veulent immédiatement savoir :


« Alors, qu’est-ce que je dois faire ? »


Mais parfois, la première étape n’est pas encore de décider.


Elle est de comprendre.

Comprendre ce qui ne convient plus.

Ce qui manque.

Ce qui épuise.

Ce qui appelle autre chose.

Puis reconstruire progressivement.


Tu n’as pas forcément besoin d’une rentrée parfaite. Tu as peut-être besoin d’une rentrée qui respecte davantage la personne que tu es devenue. —


Et si, cette année, tu ne recommençais pas exactement comme avant ?


Peut-être que septembre sera chargé.

Peut-être que tout ne sera pas parfaitement organisé.

Peut-être que certaines journées seront encore compliquées.


L’objectif n’est pas d’obtenir une rentrée Instagram-compatible avec carnet neuf, café chaud et planning parfaitement coloré.


La vraie question pourrait être beaucoup plus simple :


Comment ai-je envie de me traiter, cette année, quand la vie accélère ?

Avec la même exigence ?

La même violence intérieure ?

La même habitude de passer après tout le monde ?

Ou un peu différemment ?


Parce qu’au fond, c’est peut-être là que commence une vraie rentrée.

Pas lorsque le réveil sonne.

Mais lorsque tu décides que toi aussi, tu vas avoir une place dans ton propre planning.



Je suis Émilie Foubert, coach en transition de vie à Bouaye, près de Nantes


Coach Burn-out à Bouaye, près de Nantes. Apprendre à se reconnecter à soi et mieux vivre ses émotions..jpg

Je suis Émilie Foubert, coach en transition de vie à Bouaye, près de Nantes, et j’accompagne également en visio partout en France.


J’accompagne les femmes et les hommes traversant une séparation, un deuil, un burn-out, une maladie, une perte de sens, de l’anxiété, une hypersensibilité difficile à vivre, un parcours de PMA, l’arrivée à la retraite ou une profonde période de reconstruction.


Dans mes accompagnements, je rencontre régulièrement des personnes qui savent très bien qu’elles ne veulent plus fonctionner comme avant… mais qui ne savent pas encore comment construire la suite.


Mon approche est humaine, personnalisée, émotionnelle, structurée et intuitive. Les outils et exercices sont choisis en fonction de la personne, de ce qu’elle traverse et de ce dont elle a besoin à ce moment-là.


Je propose plusieurs formats d’accompagnement, notamment des parcours de 4, 8 ou 12 séances, au cabinet ou en visio. Les modalités pratiques et financières sont présentées clairement lors de l’appel découverte.


Tu sens que cette rentrée réactive quelque chose de plus profond qu’un simple stress de septembre ?


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