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Se sentir perdue dans sa vie : quand tu as enfin du temps pour toi… mais que tu ne sais plus quoi en faire

Photo du rédacteur: Emilie FOUBERT
Emilie FOUBERT
21 août
7 min de lecture

Claire a 46 ans.


Pendant des années, ses journées ont été pleines avant même qu’elles commencent.

Le réveil. Les enfants. Les sacs oubliés. Les rendez-vous médicaux. Le travail. Les courses. Les messages auxquels répondre. Les anniversaires auxquels penser. Le linge qui, mystérieusement, continuait à se reproduire tout seul dans la maison.


Claire savait faire.

Elle savait gérer.

Elle savait anticiper.

Elle savait être celle sur qui tout le monde pouvait compter.


Et puis sa vie a commencé à changer.


Ses enfants ont grandi.


Son couple s’était terminé quelque temps auparavant.


Au travail, après une période très intense, elle avait décidé de lever le pied.

Pour la première fois depuis probablement vingt ans, elle avait régulièrement des moments où personne n’avait besoin d’elle.


Elle avait rêvé de ça.


Alors pourquoi, maintenant que ce temps existait enfin, avait-elle parfois envie de pleurer au milieu de son salon ?


Cette histoire est inspirée de situations que je rencontre régulièrement dans mes accompagnements. Le prénom et certains détails ont été modifiés.


Femme cherchant son chemin en forêt pour illustrer une transition de vie et la perte de repères, accompagnement à Nantes


Se sentir perdue dans sa vie alors que, sur le papier, tout va plutôt bien


La première fois que Claire s’est vraiment inquiétée, c’était un dimanche.


Ses enfants étaient partis.

Elle n’avait aucun rendez-vous.

Aucune urgence.

Aucun dossier à terminer.

Elle s’est préparé un café.

S’est assise.


Et au bout de dix minutes, elle a attrapé son téléphone.

Instagram.

WhatsApp.

Ses mails.

La météo.

Puis Instagram à nouveau, au cas où l’humanité entière aurait vécu quelque chose d’exceptionnel pendant les quatre minutes où elle n’avait pas regardé.


Rien.

Elle a reposé son téléphone.

Et une pensée lui est venue :

« Bon… et maintenant je fais quoi ? »


Ce n’était pourtant pas une question d’organisation.

Elle savait parfaitement quoi faire d’une journée.


Elle pouvait aller marcher.

Lire.

Appeler une amie.

Faire du shopping.

Aller boire un verre.

Regarder un film.


Mais aucune de ces idées ne provoquait véritablement d’envie.

Et c’est là qu’elle a commencé à se sentir perdue dans sa vie.


Non pas parce qu’elle n’avait plus rien.

Mais parce qu’elle ne savait plus vraiment ce qui lui appartenait à elle.


Se sentir perdue dans sa vie quand on a longtemps vécu pour les autres


Pendant notre échange, une question est arrivée :

« Claire, qu’est-ce qui te fait vraiment plaisir ? »


Silence.

Puis :

« Mes enfants. »

D’accord.

Mais encore ?

« Voir mes amis. »

Oui.

Et quelque chose uniquement pour toi ?

Nouveau silence.

Puis elle a ri.


Ce petit rire qui veut souvent dire :

ah merde.

Parce que la réalité était là.

Claire connaissait parfaitement les goûts de ses enfants.

Elle savait quel restaurant chacun préférait.

Elle connaissait les horaires de sport.

Les copains.

Les rendez-vous.

Les habitudes.

Elle savait ce que son ancien conjoint aimait manger.

Elle savait quels cadeaux acheter à sa mère.

Elle savait même quelle collègue prenait son café sans sucre.


Mais lorsqu’on lui demandait :

« Et toi, qu’est-ce que tu aimes aujourd’hui ? »

elle n’avait plus vraiment de réponse.



Quand être indispensable devient une identité


C’est quelque chose que je rencontre régulièrement.


Pendant longtemps, certaines personnes ne se demandent pas vraiment qui elles sont.


Elles savent ce qu’elles font.

Mère.

Père.

Conjointe.

Aidant.

Professionnelle.

Organisatrice.

Pilier familial.

Celle qui pense aux autres.

Celui qui trouve les solutions.

Et cela donne une place très claire.

Une identité.


Parfois même une valeur :

« On a besoin de moi, donc je compte. »


Puis les choses bougent.

Les enfants deviennent autonomes.

Une relation se termine.

La retraite approche.

Un burn-out oblige à ralentir.

Une maladie change le rythme.

Un licenciement arrête brutalement une carrière.


Et lorsque le rôle disparaît ou prend moins de place, une question peut surgir :

« Mais si je ne suis plus celle qui gère tout… qui suis-je ? »


C’est souvent là que commence une véritable transition de vie.


Pas forcément spectaculaire.

Parfois même invisible pour les autres.

Mais profondément déstabilisante à l’intérieur.


« Je devrais être heureuse d’avoir enfin du temps »


Claire avait aussi cette phrase :

« Je sais que c’est ridicule. »


Non.

Pourquoi ?


« Parce que j’ai passé des années à dire que je n’avais jamais de temps pour moi. Maintenant j’en ai… et je ne sais même pas quoi en faire. »


Et derrière cette phrase se cachait surtout beaucoup de culpabilité.

Elle voyait ses amies qui rêvaient d’avoir une journée seules.

Alors elle pensait qu’elle devait apprécier.

Profiter.

Être reconnaissante.


Mais les émotions ne fonctionnent pas à coups de :

« normalement, je devrais… »

Ce temps libre mettait simplement en lumière quelque chose qu’elle avait rarement eu l’occasion d’explorer :

sa relation avec elle-même.


Parce qu’être seul avec soi est beaucoup plus agréable quand on connaît la personne avec laquelle on passe la journée.


Quand tu ne sais plus vraiment ce dont tu as envie


Je lui ai alors proposé quelque chose de très simple.

Pas un grand projet.

Pas une liste de nouveaux objectifs.

Encore moins un :

« Allez Claire ! Trouve ta mission de vie ! »

Merci, mais non. 😅


Je lui ai demandé pendant quelques semaines de repérer seulement trois choses :

Ce qui lui donnait de l’énergie.

Ce qui lui en prenait.

Ce qui lui donnait envie, même très légèrement.


Pas ce qui était utile.

Pas ce qui faisait plaisir aux autres.

Pas ce qu’elle « devrait » aimer.

Juste les petits mouvements.

Elle a commencé à remarquer des choses presque insignifiantes.

Elle aimait marcher tôt le matin.

Elle détestait les gros repas où tout le monde parlait très fort.

Elle adorait conduire seule avec de la musique.

Elle avait envie de reprendre la peinture, qu’elle avait abandonnée à 25 ans.

Elle appréciait beaucoup plus certains amis en tête-à-tête que dans les grands groupes.

Elle rêvait depuis des années de partir deux jours seule quelque part, mais trouvait ça « bizarre ».


Et petit à petit, quelque chose revenait.


Pas une révélation.

Une présence.

La sienne.


À lire aussi : Trouver un sens à sa vie : redonner du sens à son quotidien


Se retrouver ne veut pas dire tout changer


C’est aussi un piège des périodes de transition.


Lorsqu’on réalise que certaines choses ne nous correspondent plus, on peut imaginer qu’il faut immédiatement :

changer de métier,

déménager,

quitter quelqu’un,

faire le tour du monde,

acheter un van,

élever des chèvres dans le Larzac.

Peut-être.


Mais pas forcément lundi matin.😂


Se retrouver commence souvent beaucoup plus petit.

Dire non à un déjeuner.

Reprendre une activité.

Changer une habitude.

Accepter une soirée seule.

Tester quelque chose.


Se demander :

« Moi, j’en pense quoi ? »


avant de demander l’avis de quatre personnes.


Et c’est précisément ce que Claire a commencé à faire.


Le jour où elle est partie seule


Quelques semaines plus tard, elle avait envie de partir deux jours au bord de la mer.

Personne n’était disponible.

Avant, elle aurait abandonné.


Parce que partir seule lui semblait presque triste.

Cette fois, elle a réservé une chambre.


Et la veille…

elle a failli annuler.


« Je vais faire quoi toute seule là-bas ? »


Elle y est allée quand même.


Le premier soir, elle m’a raconté ensuite qu’elle s’était sentie franchement bizarre.

Tous ces couples au restaurant.

Ces groupes.

Et elle.

Seule avec son verre.


Elle avait presque envie de sortir son téléphone pour avoir l’air occupée.


Puis elle s’est dit :

« Bon, Claire, personne ne te regarde. Mange tes moules et profite ! . » 😂

Et elle a mangé ses moules.

Puis marché sur la plage.

Puis dormi neuf heures.


Le lendemain matin, elle a pris son café face à la mer.

Et quelque chose s’est passé.


Elle n’a pas pensé :

« C’est dommage d’être seule. »

Elle a pensé :

« En fait… je suis bien. »

Ça paraît petit.

Mais pour elle, c’était immense.


Parce qu’elle venait d’expérimenter quelque chose de complètement différent :

être seule sans se sentir abandonnée.


Peut-être que tu ne t’es pas perdue


C’est probablement la chose que j’aimerais que tu gardes de cette histoire.

Lorsque tu as l’impression de ne plus savoir ce que tu veux, qui tu es ou dans quelle direction aller, il est facile de penser :

« Je me suis perdue. »


Mais parfois, tu ne t’es pas perdue.


Tu arrives simplement à un endroit de ta vie où tes anciens repères ne fonctionnent plus.


Et les nouveaux ne sont pas encore construits.

C’est inconfortable.

Très.

Mais c’est aussi exactement ce qu’est une transition.

Un entre-deux.


L’ancienne version de ta vie ne te correspond plus complètement.

La suivante n’existe pas encore tout à fait.


À lire aussi : Se sentir perdu : retrouver ses repères émotionnels quand tout devient flou


Boussole face aux montagnes symbolisant le fait de se sentir perdue dans sa vie et de retrouver ses repères avec un coach à Nantes

Et si tu commençais simplement par te rencontrer à nouveau ?


Pas te réinventer.

Pas devenir quelqu’un d’autre.

Te rencontrer.


Aujourd’hui.

Parce que la personne que tu étais à 25 ans n’est probablement plus exactement celle que tu es à 45, 55 ou 65 ans.


Tes besoins ont changé.

Tes limites aussi.

Tes envies peut-être.

Et il n’y a rien d’anormal à devoir refaire connaissance avec soi après avoir passé des années à courir.


Tu peux commencer par trois questions très simples :


Qu’est-ce qui me fait du bien aujourd’hui ?

Qu’est-ce que je continue à faire uniquement par habitude ?

Si personne n’attendait rien de moi pendant une journée, qu’est-ce que j’aurais envie de faire ?


Ne cherche pas forcément une réponse brillante.

Observe simplement ce qui vient.


Parce qu’une vie qui nous ressemble ne se construit généralement pas à partir d’une immense révélation.


Elle se construit avec une succession de petits :

« Ça, oui. »

« Ça, non. »

« Ça, j’ai envie d’essayer. »

Et un jour, presque sans t’en rendre compte, tu recommences à reconnaître la personne qui habite ta propre vie.


Coach de vie à Nantes lors d’un accompagnement émotionnel en cabinet , deuil, PMA, divorce, angoisse

Je suis Émilie Foubert, coach en transition de vie


J’accompagne les femmes et les hommes dans ces périodes où les anciens repères ne fonctionnent plus et où la suite reste encore floue.


Une séparation, un burn-out, un deuil, une PMA, l’arrivée à la retraite, une perte de sens, une période d’anxiété ou simplement cette sensation étrange de ne plus vraiment savoir qui l’on est ni ce que l’on veut.


Mon accompagnement permet de déposer ce que tu traverses, comprendre ce qui se joue pour toi, retrouver tes propres repères et avancer progressivement vers une vie qui te ressemble davantage.


Je reçois en cabinet à Bouaye, près de Nantes et dans le Pays de Retz, et j’accompagne également en visio partout en France.


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