“Je pensais que c’était juste de la fatigue…Burn-out à Nantes
- Emilie FOUBERT

- 9 avr.
- 3 min de lecture
Noémie P. est venue me voir en séance.
Elle s’assoit, pose son sac, et me dit :“Je suis fatiguée.”

Je la regarde. Je prends un temps.
Puis je lui demande :“Quand tu dis fatiguée… tu parles de quoi exactement ?”
Elle hésite.
“Je sais pas… je suis crevée, quoi.”
Je reste avec elle.“C’est ton corps qui est fatigué ? Ton mental ?”
Elle souffle.
“Les deux… je crois. Mais surtout… j’en peux plus.”
Je hoche doucement la tête.
“Depuis quand tu en peux plus ?”
Silence.
Elle regarde ailleurs.
“Ça fait un moment…”
“Un moment, c’est quelques jours… ou plutôt quelques mois ?”
Elle me regarde.
“Plusieurs mois.”
Je laisse un espace.
“Et pendant ces mois-là… tu as fait quoi avec ça ?”
Elle sourit un peu, gênée.
“J’ai continué…”
“Continuer, ça veut dire quoi pour toi ?”
“Bah… aller bosser. Gérer. Faire ce qu’il faut.”
“Et t’as réussi ?”
“Oui… enfin… jusqu’à maintenant.”
Je la regarde.
“Et aujourd’hui, ton corps, il en dit quoi ?”
Elle baisse les yeux.
“Il ne suit plus.”
“Comment tu le sais ?”
“Je suis épuisée. Je récupère plus. J’ai des tensions… je dors mal… je mange presque plus… j’ai plus envie… je me mets en colère… ou je pleure… et surtout… je n’avance plus. Mon corps se traîne. J’ai jamais eu ça.”
Je laisse passer quelques secondes.
“Et malgré ça… tu continues ?”
Elle relève la tête.
“Oui… j’ai pas vraiment le choix.”
Je reprends doucement :
“Si tu avais le choix… tu ferais quoi ?”
Silence.
Ses yeux changent.
“Je m’arrêterais.”
“Qu’est-ce qui t’empêche de le faire ?”
Là, ça se serre.
“J’ai peur…”
“Peur de quoi ?”
“De lâcher. De pas assurer. De décevoir…”
Je hoche la tête.
“Donc s’arrêter, pour toi, ce n’est pas juste te reposer…”
Elle me coupe :
“Non. C’est beaucoup plus que ça… j’ai peur de ne pas remonter si je lâche.”
On reste là.
Puis je lui dis :
“Tu vois… ton corps, lui, il ne se pose pas toutes ces questions.”
Elle me regarde.
“Lui, il s’arrête quand il ne peut plus… et là, j’ai l’impression qu’il est en train de t’arrêter.”
Elle reste silencieuse.
Ses yeux brillent un peu.
“Oui…”
Je continue, doucement :
“Et si ce que tu appelles ‘fatigue’…c’était déjà un signal que tu es allée trop loin ?”
Je marque un temps.
“Ton corps, il essaie de te protéger.Mais quand ton mental continue à forcer…il n’a plus d’autre option que de t’arrêter.”
Silence.
“Tu es dans un système qui ne peut plus fonctionner comme ça…et qui, quelque part, ne veut plus fonctionner comme ça.”
Elle souffle.
“Je crois que oui…”
On prend le temps.
On pose ce qui est là, sans chercher à aller trop vite.
On ralentit.Vraiment.
Parce que tant que tu continues au même rythme…tu ne peux pas voir ce qui t’abîme.
Alors on regarde autrement.
On revient aux priorités.Aux vraies.
Pas celles que tu as apprises.Celles que tu ressens.
On commence à voir où sont les limites…et surtout, celles que tu n’as jamais osé poser.
On vient aussi désamorcer ce qui tourne en boucle.
Les pensées qui poussent à continuer.Les croyances qui te font croire que tu dois tenir.Que tu dois assurer.Que tu ne peux pas lâcher.
Et petit à petit…
quelque chose se détend.quelque chose se replace.
Tu sors de ce que tu as appris à être. De ce qu’on a attendu de toi. De ce que la famille, la société, les autres ont projeté.
Et tu reviens à quelque chose de plus juste.
Moins dur. Moins forcé.
Plus vivant.
👉 Être toi, profondément !
👉 Tu ne t’es pas perdue.Tu t’es adaptée trop longtemps à ce qui n’était pas toi.
En fin de séance, elle me dit :
“Je pensais que j’allais venir parler de fatigue…mais en fait, c’est beaucoup plus que ça.”
Oui.
Et c’est souvent comme ça.
On pense que c’est “juste de la fatigue”. Alors que c’est un épuisement beaucoup plus profond.
Pas seulement physique.
Un épuisement d’avoir tenu. D’avoir continué. D’avoir pris sur soi.
C’est exactement ce que j’accompagne en séance, en visio ou à Bouaye, à quelques minutes de Nantes.
Des personnes qui tiennent depuis longtemps.Qui savent. Qui sentent.
Mais qui ne s’autorisent pas à s’arrêter.
Pas parce qu’elles ne veulent pas.
Parce que s’arrêter vient toucher trop de choses.
Et souvent, le premier pas…ce n’est pas de tout changer.
C’est juste de pouvoir regarder ça autrement.Avec quelqu’un.
Si tu te reconnais dans cette situation, tu peux venir en parler.
Émilie Foubert — Coach accompagnatrice en transition de vie viBouaye • Nantes • Pays de la Loire • en visio partout en France
Accompagnement du burn-out à Nantes - Bouaye et en visio


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